Nouveau coefficient de conversion : ce que les propriétaires doivent savoir
Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité utilisé pour calculer le DPE passera de 2,3 à 1,9. Ce facteur sert à transformer la consommation d’électricité « finale » en consommation d’énergie « primaire », c’est-à-dire à prendre en compte l’énergie nécessaire pour produire et transporter l’électricité. Concrètement, cette évolution signifie que les logements chauffés à l’électricité verront leur consommation exprimée en énergie primaire diminuer, et donc leur DPE s’améliorer automatiquement.
Comment calculer l’effet sur votre logement
Pour illustrer simplement : imaginez un appartement entièrement chauffé à l’électricité qui consomme 100 kWh/m² par an en énergie finale.
- Avant la réforme, cette consommation était multipliée par 2,3, soit 230 kWh/m² en énergie primaire.
- Après le 1er janvier 2026, elle sera multipliée par 1,9, soit 190 kWh/m².
Cette baisse de consommation primaire peut suffire à faire passer un logement d’une classe F à une classe E, ou d’une classe E à D, selon le seuil de chaque étiquette énergétique. Aucun logement ne verra sa classe baisser : le changement est toujours favorable pour les occupants.
Conseils pratiques pour tirer parti de la réforme
- Vérifiez votre DPE actuel : notez votre consommation en énergie primaire et la classe énergétique.
- Simulez l’effet du nouveau coefficient : multipliez votre consommation finale par 1,9 pour obtenir une estimation de la nouvelle consommation primaire.
- Identifiez les gains possibles : si votre logement frôle le seuil de la classe supérieure, la réforme pourrait suffire à améliorer votre DPE sans travaux.
- Profitez-en pour planifier vos rénovations : l’amélioration de la classe énergétique augmente la valeur locative ou de revente et peut orienter le choix de travaux complémentaires, comme l’installation d’une pompe à chaleur ou l’isolation de combles.